Nouvelles

00:41 Opiacés : le plan de faillite de Purdue validé

Opiacés: la justice américaine valide le plan de faillite du laboratoire Purdue

Opiacés: la justice américaine valide le plan de faillite du laboratoire Purdue

Opiacés: la justice américaine valide le plan de faillite du laboratoire Purdue

© 2021 Copyright France 24 – Tous droits réservés. France 24 n’est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes. Fréquentation certifiée par l’ACPM/OJD.

Crise des opiacés: Purdue Pharma se déclare en faillite pour solder les litiges

Le groupe pharmaceutique américain Purdue Pharma, devenu l’ennemi numéro 1 dans la crise des opiacés aux Etats-Unis, s’est déclaré en faillite et a proposé de se réorganiser en un trust dont ses propriétaires,

Crise des opiacés: Purdue Pharma se déclare en faillite pour solder les litiges

Le groupe pharmaceutique américain Purdue Pharma, devenu l’ennemi numéro 1 dans la crise des opiacés aux Etats-Unis, s’est déclaré en faillite et a proposé de se réorganiser en un trust dont ses propriétaires, la famille Sackler, seraient écartés, espérant ainsi solder l’avalanche de litiges auxquels il est confronté.

Le plan déposé par Purdue auprès du tribunal fédéral des faillites de New York prévoit de transformer la société, fabricant de l’OxyContin – un des grands médicaments anti-douleur opiacés – « en un trust ou une autre entité », dont l’activité et les revenus serviraient à lutter contre la crise des opiacés et à dédommager ses victimes.

Il prévoit que la riche famille Sackler, propriétaire de Purdue, en abandonne tout contrôle, et donne « au moins 3 milliards » de dollars de ses propres fonds aux victimes.

Selon les documents enregistrés au tribunal, le montage permettrait de dégager quelque 10 milliards de dollars pour gérer cette crise, qui a fait plus de 200.000 morts par overdose aux Etats-Unis en près de 20 ans.

Ce montage correspond à ce que Purdue Pharma a proposé ces derniers jours dans le cadre d’un projet d’accord visant à mettre fin à quelque 2.300 plaintes contre lui, émanant de la quasi-totalité des Etats américains et d’innombrables collectivités locales.

– Etats récalcitrants –

Le hic est que, si les procureurs généraux de 24 Etats américains se sont dits prêts à accepter ce montage, de nombreux autres l’ont rejeté, comme les puissants Etats de New York, du Massachusetts, du Connecticut (où Purdue est basé), ou de Californie.

Ils estiment les 3 milliards proposés par les Sackler – seule somme tangible dans le projet d’accord, les sept autres milliards reposant sur des projections de revenus futurs – très insuffisants.

L’Etat de New York, en particulier, accuse les Sackler, connus pour leur soutien financier aux grands musées du monde, de dissimuler l’étendue de leur fortune, évaluée à 13 milliards par le magazine Forbes, et d’avoir notamment transféré au moins un milliard de dollars en Suisse.

« Personne ne sera surpris que la déclaration de faillite de Purdue survienne 48 heures après que que nous ayons exposé ces transferts de 1 milliard de dollars », a réagi la procureure générale de l’Etat de New York dans un communiqué lundi.

« Mon bureau ne se laissera pas dissuader de poursuivre la famille Sackler », a-t-elle ajouté.

En déposant ce montage devant le tribunal des faillites, Purdue semble vouloir forcer la main à ces Etats récalcitrants.

La société espère que « les parties qui ne soutiennent pas le projet d’accord actuellement (…) continueront à négocier de façon productive et finiront par reconnaître sa valeur », écrivent ainsi ses avocats dans les documents déposés au tribunal.

– 2 millions de dollars par semaine –

« Nous sommes à un carrefour », a plaidé lundi le président de Purdue, Steve Miller, sur la chaîne CNBC. « La seule autre option (au montage proposé) est de dépenser toutes nos ressources en batailles juridiques, au lieu de les donner à ceux qui ont souffert » de la crise des opiacés.

Purdue dépenserait actuellement quelque 2 millions de dollars par semaine en frais d’avocats, selon les documents déposés au tribunal des faillites.

Selon Carl Tobias, professeur de droit à l’université de Richmond, en Virginie, en déposant ce montage sous le « chapitre 11 » de la loi des faillites américaine, Purdue « soulève plus de questions qu’il n’en résout ».

Vu le rejet du montage par plusieurs Etats, il n’y a notamment « aucune garantie » que cet enregistrement auprès du tribunal des faillites mettra fin aux attaques en justice contre Purdue, avance-t-il.

D’habitude, le chapitre 11 protège les entreprises des plaintes des créanciers en attendant leur réorganisation ou leur liquidation, mais les Etats ne sont pas considérés comme des créanciers ordinaires, explique-t-il en substance.

Purdue fait partie de 17 sociétés pharmaceutiques – des laboratoires mais aussi des distributeurs et gros réseaux de pharmacies comme Walgreens et CVS – attaquées dans un dossier juridique tentaculaire, qui doit déboucher fin octobre sur le premier procès fédéral des opiacés dans l’Ohio.

Purdue est accusé d’avoir été le premier laboratoire à pousser le corps médical à sur-prescrire l’Oxycontin, aux effets addictifs notoires, à partir des années 90, alors que ces puissants médicaments étaient jusque-là réservés au traitement des maladies graves.

Le groupe aurait ainsi contribué à créer une dépendance croissante aux opiacés, poussant les consommateurs vers des drogues de plus en plus fortes, parfois illégales, comme le fentanyl et l’héroïne.

Opiacés: la justice valide la faillite du laboratoire Purdue

Un juge américain a approuvé mercredi le plan de faillite proposé par Purdue, laboratoire accusé d’avoir contribué à la crise des opiacés aux Etats-Unis. Ce dernier a accepté de verser 4,5 milliards de dollars aux victimes et institutions affectées.

Opiacés: la justice valide la faillite du laboratoire Purdue

Opiacés: la justice valide la faillite du laboratoire Purdue

Un juge américain a approuvé mercredi le plan de faillite proposé par Purdue, laboratoire accusé d’avoir contribué à la crise des opiacés aux Etats-Unis. Ce dernier a accepté de verser 4,5 milliards de dollars aux victimes et institutions affectées.

En échange, le laboratoire a demandé une certaine immunité pour ses propriétaires, la famille Sackler. Le plan avait déjà reçu le soutien de 95% des créanciers de la société ainsi que de 43 Etats américains, précise dans un communiqué l’entreprise.

Quelques Etats avaient encore fait part en juillet de leur opposition au projet présenté par Purdue Pharma en raison des protections juridiques qu’il prévoit pour les membres de la famille Sackler contre d’éventuelles futures poursuites liées à l’entreprise, sauf en cas de faute intentionnelle.

Le procureur de l’Etat de Washington a déjà annoncé mercredi qu’il ferait appel de la décision du tribunal des faillites. D’autres Etats qui s’étaient montrés particulièrement agressifs contre Purdue et ses propriétaires, dont ceux de New York et du Massachusetts, avaient accepté début juillet les propositions d’un médiateur, prévoyant notamment la publication de ‘dizaines de millions de documents’ exposant les dessous de cet immense scandale, notamment les échanges des Sackler avec leurs avocats.

Plus de 500’000 morts

‘Aucun accord n’est parfait, et aucune somme d’argent ne compensera jamais les centaines de milliers de personnes qui ont perdu la vie, les millions de personnes qui sont devenues dépendantes ou les innombrables familles déchirées par cette crise, mais ces fonds seront utilisés pour prévenir de futurs décès et dégâts causés par l’épidémie d’opiacés’, a souligné mercredi Letitia James, procureure de l’Etat de New York.

La promotion agressive du médicament anti-douleur OxyContin par Purdue, poussée par la famille Sackler qui le savait pourtant très addictif, est considérée par beaucoup comme le déclencheur de la crise des opiacés.

A l’origine de plus de 500’000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis, elle était considérée comme la principale crise sanitaire du pays avant la pandémie.

‘Au lieu d’années de litiges destructeurs de valeur (…), ce plan garantit que des milliards de dollars seront consacrés à aider les personnes et les communautés qui ont été touchées par la crise des opiacés’, a affirmé le président du conseil d’administration de Purdue Pharma depuis 2018, Steve Miller.

‘Règles différentes pour les milliardaires’

Mais pour le procureur Bob Ferguson de l’Etat de Washington, le plan de faillite ‘permet aux Sackler de se tirer d’affaire en récupérant une immunité permanente contre les poursuites en échange d’une fraction des bénéfices qu’ils ont tirés de l’épidémie d’opiacés’.

De plus, ‘il relaie l’idée que les milliardaires opèrent selon des règles différentes du reste du monde’, déplore-t-il dans un communiqué.

Les membres de la famille se sont engagés à verser 4,32 milliards de dollars en plus de 225 millions déjà payés au ministère de la Justice. Or, affirme M. Ferguson, selon un audit versé au dossier fin 2019, les Sackler avaient alors gagné depuis 2008 près de 11 milliards de dollars grâce à Purdue. La fortune de la famille s’élevait encore fin 2020 à 10,8 milliards de dollars selon le magazine Forbes.

Purdue, les Sackler et l’OxyContin sont devenus les symboles des excès d’une industrie pharmaceutique prête à tout pour engranger des profits. Le laboratoire Purdue, en cessation de paiements depuis septembre 2019, avait alors plaidé coupable de fraude et violation des droits sur les pots-de-vin, en lien avec sa promotion agressive de l’OxyContin.

Salve de litiges

L’entreprise en elle-même doit fermer ses portes d’ici 2024 au profit d’une nouvelle entité gérée par un trust: outre la vente d’OxyContin à des fins ‘légitimes’, elle devra fournir, gratuitement ou à prix coûtant, des médicaments anti-overdose et des traitements contre la dépendance aux opiacés.

La crise des opiacés a déclenché une salve de litiges aux Etats-Unis, visant Purdue et d’autres grands laboratoires ayant vendu des médicaments opiacés, mais aussi les distributeurs, grossistes et pharmacies, et certains médecins prescripteurs.

Le laboratoire Johnson & Johnson et les distributeurs McKesson, Cardinal Health et AmerisourceBergen ont ainsi accepté fin juillet de verser 26 milliards de dollars.

Économie    Actualisé le 02.09.2021 – 06:13

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 22:23

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 15:03

Économie    01.09.2021 – 12:44

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 10:43

Économie    01.09.2021 – 12:44

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 15:03

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 22:23

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 08:53

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 10:43

Économie    01.09.2021 – 12:44

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 15:03

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 08:13

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 08:23

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 08:53

Économie    Actualisé le 01.09.2021 – 10:43

Pour tout savoir sur l’actualité inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque soir dès 16h30 toutes les news de la journée.

Opiacés: la justice américaine valide le plan de faillite du laboratoire Purdue

Impliqué dans la crise des opiacés aux Etats-Unis, le groupe pharmaceutique a accepté de verser 4,5 milliards de do

Opiacés: la justice américaine valide le plan de faillite du laboratoire Purdue

Un juge américain a approuvé, mercredi, le plan de faillite proposé par Purdue, laboratoire accusé d’avoir contribué à la crise des opiacés aux Etats-Unis, qui a accepté de verser 4,5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) aux victimes et institutions affectées en échange d’une certaine immunité pour ses propriétaires, la famille Sackler.

Le plan avait déjà reçu le soutien de 95% des créanciers de la société ainsi que de 43 Etats américains, précise dans un communiqué l’entreprise. 

Lire aussi: L’OxyContin, l’antidouleur de Purdue Pharma par lequel la crise des opiacés est arrivée

Le procureur de l’Etat de Washington a déjà annoncé mercredi qu’il ferait appel de la décision du tribunal des faillites. D’autres Etats avaient encore fait part en juillet de leur opposition au projet présenté par Purdue Pharma en raison des protections juridiques qu’il prévoit pour les membres de la famille Sackler contre d’éventuelles futures poursuites liées à l’entreprise, sauf en cas de faute intentionnelle.

Certains Etats qui s’étaient montrés particulièrement agressifs contre Purdue et ses propriétaires, dont ceux de New York et du Massachusetts, avaient accepté début juillet les propositions d’un médiateur, prévoyant notamment la publication de «dizaines de millions de documents» exposant les dessous de cet immense scandale, notamment les échanges des Sackler avec leurs avocats.

Lire encore: Aux Etats-Unis, premier accord à l’amiable avec un fabricant d’opioïdes

«Aucun accord n’est parfait, et aucune somme d’argent ne compensera jamais les centaines de milliers de personnes qui ont perdu la vie, les millions de personnes qui sont devenues dépendantes ou les innombrables familles déchirées par cette crise, mais ces fonds seront utilisés pour prévenir de futurs décès et dégâts causés par l’épidémie d’opiacés», a souligné mercredi Letitia James, procureure de l’Etat de New York.

La promotion agressive du médicament anti-douleur OxyContin par Purdue, poussée par la famille Sackler qui le savait pourtant très addictif, est considérée par beaucoup comme le déclencheur de la crise des opiacés qui a fait plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux Etats-Unis.

«Au lieu d’années de litiges destructeurs de valeur (…), ce plan garantit que des milliards de dollars seront consacrés à aider les personnes et les communautés qui ont été touchées par la crise des opiacés», a affirmé le président du conseil d’administration de Purdue Pharma depuis 2018, Steve Miller.

Mais pour le procureur Bob Ferguson de l’Etat de Washington, le plan de faillite «permet aux Sackler de se tirer d’affaire en récupérant une immunité permanente contre les poursuites en échange d’une fraction des bénéfices qu’ils ont tirés de l’épidémie d’opiacés». De plus, «il relaie l’idée que les milliardaires opèrent selon des règles différentes du reste du monde», déplore-t-il dans un communiqué.

Les membres de la famille se sont engagés à verser 4,32 milliards de dollars (3,65 milliards d’euros) en plus de 225 millions (190 millions d’euros) déjà payés au ministère de la Justice. Or, affirme Bob Ferguson, selon un audit versé au dossier fin 2019, les Sackler avaient alors gagné depuis 2008 près de 11 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros) grâce à Purdue. La fortune de la famille s’élevait encore fin 2020 à 10,8 milliards de dollars (9,1 milliards d’euros) selon le magazine Forbes.

Purdue, les Sackler et l’OxyContin sont devenus les symboles des excès d’une industrie pharmaceutique prête à tout pour engranger des profits.

Le laboratoire Purdue, en cessation de paiement depuis septembre 2019, avait alors plaidé coupable de fraude et violation des droits sur les pots-de-vin, en lien avec sa promotion agressive de l’OxyContin. L’entreprise en elle-même doit fermer ses portes d’ici 2024 au profit d’une nouvelle entité gérée par un trust : outre la vente d’OxyContin à des fins «légitimes», elle devra fournir, gratuitement ou à prix coûtant, des médicaments anti-overdose et des traitements contre la dépendance aux opiacés.

La crise des opiacés a déclenché une salve de litiges aux Etats-Unis, visant Purdue et d’autres grands laboratoires ayant vendu des médicaments opiacés, mais aussi les distributeurs, grossistes et pharmacies, et certains médecins prescripteurs.

Sur le sujet: Aux Etats-Unis, un accord de 26 milliards pour solder des poursuites dans la crise des opiacés

Le laboratoire Johnson & Johnson et les distributeurs McKesson, Cardinal Health et AmerisourceBergen ont ainsi accepté fin juillet de verser 26 milliards de dollars (21,9 milliards d’euros).

Référence
www.france24.com
www.capital.fr
www.rfj.ch
www.letemps.ch

Bouton retour en haut de la page