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Les Français peuvent acheter 60 m2 en moyenne,  mais le pouvoir d’achat immobilier varie fortement selon les régions

Prix m2 immobilier neuf à Paris

Découvrez le prix immobilier au m² à Paris pour acheter un appartement neuf ou une maison dans l’arrondissement de votre choix : 75013, 75015, 75019

Prix m2 immobilier neuf à Paris

Acheter ou investir dans un appartement ou une maison à Paris

Les prix immobiliers à Paris ont repris leur progression. Le marché immobilier dans la capitale reste particulier pour le neuf comme l’ancien et le prix median varie fortement selon les quartiers. Toutefois la demande reste beaucoup plus forte que l’offre dans toute le capitale. Les maisons à vendre, plus rares que les appartements, sont particulèrement prisées. Logisneuf analyse la situation pour chaque arrondissement.

Le prix moyen* au m² de la ville de Paris est de 12 050 € par m² pour un logement neuf.

Prix calculé sur la base de l’ensemble de notre catalogue, au sein des arrondissements indiqués dans le tableau ci-dessous :

La ville de Paris est divisée en 20 arrondissements. Pour mieux vous guider dans son offre de programmes immobiliers neufs, Logisneuf affine ses données et vous livre le prix moyen* par secteur :

* prix moyen constaté dans l’ensemble de l’offre Logisneuf pour chaque arrondissement de Paris.Estimation donnée à titre indicatif.

La hausse des prix immobiliers se poursuit à Paris. Sur le marché de l’ancien, le prix moyen du m² avoisine les 10 000 €. les investisseurs qui ont acheté un bien immobilier à Paris dans les années 2000 peuvent se vanter d’avoir triplé la valeur de leur placement ! Cependant, au sein d’un même secteur, les prix au mètre carré peuvent varier suivant le quartier ou même la rue.

Le nombre de transactions n’est pas en reste et bat lui aussi des records. De même, les délais de vente raccourcissent pour s’établir à 65 jours en moyenne. Paris est en effet une ville très attractive où le besoin en logements reste important. Même si les taux de crédit très bas soutiennent le pouvoir d’achat des acheteurs, ceux-ci doivent tout de même faire quelques sacrifices concernant les volumes de leur nouveau logement : la surface moyenne des acquisitions s’est réduite en un an de 2 m², passant de 53 à 51 m² en 2017.

Le centre correspond au Paris historique. Habiter dans l’île de la Cité ou côtoyer Notre Dame et l’Hôtel de Ville nécessite d’y mettre le prix. Saint Germain des prés dans le VIe reste d’ailleurs le quartier le plus cher de la capitale.

Au cœur de Paris, le 1er arrondissement regroupe la Place-Vendôme, le Palais-Royal, les Halles et Saint-Germain-l’Auxerrois. On y trouve davantage de boutiques et de bureaux que de logements. Avec des prix très élevés autour de la place Vendôme et du palais royal, il faut se diriger vers les Halles pour trouver des logements plus accessibles.

Le 2e arr. est petit en superficie, mais les quartiers Gaillon, Vivienne, Mail et Bonne nouvelle en font un secteur attractif. L’offre de logements est limitée et les prix varient en fonction du type de bien. L’engouement reste intact autour de la rue Montorgueil, très prisée par une clientèle de jeunes cadres qui souhaitent s’installer près des grands boulevards.

Les 4 quartiers du 3e arrondissement (Arts-et-Métiers, Saint-Avoye, Enfants-Rouges et Archives) offrent un cadre de vie dynamique. Cet arrondissement en pleine transformation attire les nouveaux acheteurs, notamment autour du Boulevard Beaumarchais.

Le 4e arrondissement, avec ses quartiers Saint-Merri, Saint-Gervais, Arsenal et Notre-Dame propose peu de logements à l’achat. Ses prix élevés réservent ce secteur à une élite.

Avec la Sorbonne et Val de Grâce, le 5e arrondissement concentre les lieux d’enseignement et de recherche prestigieux. Habiter dans le Quartier Latin fait toujours rêver, toutefois l’offre y est très limitée. Une décote est possible pour les immeubles anciens présentant certains défauts.

Le 6e arrondissement, formé des quartiers Monnaie, Odéon, Notre-Dame-des-Champs et Saint-Germain-des-Prés est le plus cher de la capitale. Ses façades, son histoire, sont désormais réservées à une élite fortunée, pour l’achat

Les arrondissements de l’ouest se négocient également au prix fort. La demande reste supérieure à l’offre dans les 7e et 8e arr. : l’emplacement rassure les investisseurs et attire les acheteurs étrangers.

Le 7e arrondissement, l’un des plus prestigieux de Paris, regroupe les quartiers Gros-Caillou, les Invalides, Saint-Thomas-d’Aquin et Ecole Militaire. Le parc immobilier est varié mais également très disputé. Les biens d’exception proches de la Tour Eiffel ou des Invalides nécessitent un budget conséquent.

Le 8e arrondissement offre peu de secteurs résidentiels. Les quartiers Faubourg de Roule, Europe, La Madeleine et Champs-Élysées hébergent les centres de pouvoir et de décision. Les rares biens proposés à l’achat sont généralement des immeubles anciens de type haussmannien.

On trouve dans le 9e arrondissement des prix abordables dans un secteur central et dynamique. Les quartiers Saint-Georges, Rochechouart, Chaussée d’Antin et Montmartre, même s’ils sont riches de banques, de grands magasins et de lieux culturels, présentent aussi des secteurs résidentiels. Toutefois, les offres y sont rares. Pour la location, les investisseurs sont toujours aussi friands de petites surfaces (studio, F1 / T1).

Le 17e arr. se compose de 4 quartiers : Ternes, Plaine-de-Monceaux, Batignolles et Épinettes. Aussi bourgeois que le 16e au sud, il se montre plus cosmopolite au nord. On y trouve des prix un peu plus attractifs pour les familles. Dans le quartier des Batignolles, un nouveau secteur se développe à la place des anciennes friches ferroviaires. Il présente des tarifs plus abordables qu’autour de l’Etoile ou du parc Monceau, mais plus élevé qu’aux Epinettes.

Au nord, les prix des beaux immeubles restent stables. Les arrondissements du nord-ouest, traditionnellement populaires et cosmopolites, attirent depuis quelques années des ménages plus aisés.

Le 10e arrondissement correspond aux quartiers Saint-Vincent-de-Paul, porte Saint-Denis, porte Saint-Martin et Hôpital Saint-Louis. Il s’agit d’un des secteurs les moins onéreux de Paris. Avec ses axes routiers et ses deux gares, l’arrondissement est très prisé des familles et des cadres trentenaires, car il dispose de toutes les infrastructures de transport nécessaires à la vie quotidienne. L’habitat encore bon marché devrait bientôt être rénové, ce qui aura des incidences sur les prix au m².

À l’est de Paris, le 11e arrondissement regroupe les quartiers les plus peuplés de la ville : Folie Méricourt, Saint-Ambroise, La Roquette et Sainte-Marguerite. Les prix immobiliers y sont dans la moyenne mais ont tendance à augmenter. Les rues animées de République et de Bastille attirent en effet beaucoup les Parisiens. Le parc immobilier se compose en majorité de petites surfaces (F1 / T1, F2 / T2).

Le 18e arr. compte parmi ses quartiers Grandes-Carrières, Clignancourt, Goutte-d’Or et Chapelle. Ce secteur cosmopolite et animé connaît de fortes variations de prix en fonction des quartiers.

Le 19e arr., au nord de Paris, s’étend sur les quartiers Villette, Pont-de-Flandres, Amérique et Combat. Ce secteur populaire, idéal pour l’accession, est l’un des moins chers de la capitale.

À l’est de Paris, les quartiers Belleville, Saint-Fargeau, Père-Lachaise et Charonne forment le 20e arrondissement de la capitale. Malgré de grandes différences de prix selon les quartiers, il est l’un des arrondissements les moins chers de Paris, ce qui le rend de plus en plus attractif. Ainsi, les alentours du Père-Lachaise sont très prisés, mais on peut trouver plus accessible à Belleville. Les copropriétés des années 70, notamment, font l’objet d’une décote.

Les arrondissements du sud de la capitale attirent principalement les familles.

Au sud-est de Paris, les quartiers Quinze-Vingts, Bercy, Picpus et Bel-Air forment le 12e arrondissement de la capitale. Ce secteur très vaste propose également un habitat varié, entre le Bercy moderne et les immeubles haussmanniens du Faubourg Saint-Antoine. La proximité du bois de Vincennes représente un atout supplémentaire.

Sur la rive gauche de la Seine, le 13e arr. se compose des quartiers Salpêtrière, Gare, Maison-Blanche et Croulebarbe. Autrefois peu cher, il a vu ses tarifs augmenter après une grande phase de rénovation. Le prix moyen au m² reste toutefois attractif. Des secteurs comme les Gobelins ou la Butte-aux-cailles séduisent les jeunes couples avec enfants.

Le 14e arrondissement, avec ses quartiers Montparnasse, Plaisance, Petit-Montrouge et Parc-Montsouris conserve son image de secteur populaire. Les prix pratiqués ne sont pourtant guère attractifs. Plutôt calme, à l’exception des rues plus animées proches de la gare, le 14e attire familles, étudiants, ainsi que les cadres autour du parc Montsouris. Les primo accédants trouveront plus de biens adaptés à leur budget autour de la Porte de Vanves.

Le 15e est le plus vaste arrondissement de Paris et par conséquent, le plus peuplé. Il a pour principaux quartiers Grenelle, Javel, Saint-Lambert et Necker. Cet arrondissement vivant et bien desservi propose tous types de surfaces, à la vente comme à la location. Toutefois, les grands appartements ont actuellement plus de difficultés à trouver preneur.

Le 16e arr. se compose des quartiers Porte-Dauphine, Chaillot, La Muette et Auteuil. Ce secteur huppé et résidentiel représente une valeur sûre de Paris, car il offre aux familles aisées un cadre de vie calme et un environnement sécurisé.

Loyers de marché dans le 1er arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 2e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 3e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 4e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 5e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 6e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 7e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 8e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 9e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 10e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 11e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 12e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 13e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 14e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 15e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 16e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 17e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 18e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 19e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Loyers de marché dans le 20e arrondissement de Paris, par type, en €/m² :

(Source Clameur – chiffres 2018)

Le dispositif Pinel offre une réduction d’impôt sur le revenu pour l’achat d’un ou de deux biens immobiliers neuf par an. L’avantage fiscal correspond à 12, 18 ou 21 % de la valeur du montant de l’investissement répartis sur 6, 9 ou 12 ans, (dans la limite de 300 000 €, sous conditions de ressources du locataire et d’un plafond de loyer).

Paris se situe en zone A bis, zone où la demande est plus importante que l’offre. Le plafond maximum d’un loyer Pinel en 2020 est de 17,43 €/m² à Paris et dans toute la zone A Bis.

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Même si les prix de l’immobilier semblent par endroit marquer le pas en raison de la crise, les hausses restent très importantes sur un an. D’après les notaires, les prix des appartements ont en effet grimpé en moyenne de 6,5% d’octobre 2019 à septembre 2020 dans l’Hexagone. Et encore : cette moyenne cache des augmentations encore plus fortes dans certaines villes. Dans ce contexte, à budget constant, les particuliers sont contraints de réduire la surface de leurs achats immobiliers. Prenons comme exemple un ménage type, sans apport personnel, dont la capacité d’emprunt est de 800 euros par mois pendant 20 ans. En 2020, ce foyer pouvait espérer acquérir en moyenne 55 mètres carrés de surface d’appartement, selon les Notaires de France. Soit un mètre carré de perdu en moyenne par rapport à l’année précédente (comparaison établie entre la médiane des trois premiers trimestres de 2020, et la médiane des trois premiers trimestres de 2019). Pour réaliser cette simulation, les notaires se sont appuyés sur les taux de crédit* constatés par la Banque de France en 2020.

Prenons un autre ménage type, au budget un peu plus conséquent. Il peut rembourser 1.300 euros par mois pendant 20 ans, n’a aucun apport personnel, et cherche à acquérir non plus un appartement mais une maison. Là encore, son pouvoir d’achat est en berne. En 2020, ce foyer pouvait en effet espérer s’offrir 148 mètres carrés de surface en moyenne (à l’échelle nationale). Soit six mètres carrés de moins (-4%) que ce qu’il pouvait s’offrir en 2019.

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En rentrant dans le détail des 18 plus grandes communes, les notaires mettent en exergue des pertes de pouvoir d’achat encore plus conséquentes par endroits. Ainsi à revenus identiques, les particuliers voient les surfaces des appartements qu’ils peuvent acquérir fondre de 10% à Lyon, de 9% au Havre ou à Toulouse… et même de 12 % à Nantes ou de 13% à Rennes ! La faute, évidemment, revient principalement aux hausses spectaculaires de prix dans ces villes qui se sont poursuivies en 2020 malgré la crise épidémique. D’après les notaires, en un an, les prix médians ont ainsi progressé de 10,6% à Lyon, 13,2% à Nantes, ou encore 14,4% à Rennes.

Du côté des maisons, là aussi, les acheteurs sont perdants autour des grandes villes. Les notaires le prouvent, en étudiant le pouvoir d’achat moyen dans les 18 plus grandes métropoles. Ainsi à revenus identiques, les acheteurs doivent renoncer à 7% de surface dans les agglomérations havraise, nantaise et rennaise, à 8% de surface autour de Lyon, ou encore à 9% dans les métropoles de Dijon et Strasbourg ! Là aussi, les pertes de pouvoir d’achat sont fortement liées aux hausses de prix qui ont perduré dans ces métropoles. Sur un an, les prix médians ont grimpé de 7,7% autour de Nantes et Rennes, 9,6% dans l’agglomération de Dijon, et 11,6% dans la métropole lyonnaise.

“Certes, on peut se satisfaire de la résilience du marché immobilier. Mais il ne sera pas éternellement décorrélé de la crise économique”, prévoit toutefois David Ambrosiano, le président du Conseil supérieur du notariat (CSN). En Ile-de-France, déjà, les notaires anticipent des baisses imminentes de prix pour les appartements. Très prudents, ils ne préfèrent toutefois pas partager de prédictions “péremptoires” sur les évolutions des prix de l’immobilier pour l’année 2021.

*Pour réaliser leurs simulations, les notaires ont retenu l’hypothèse d’un taux d’intérêt bancaire de 1,30% pour les acheteurs, et d’un taux d’assurance emprunteur 0,36%.

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Immobilier : le pouvoir dachat des Français a gagné 50 % en dix ans

Selon une étude des notaires, le gain a été de 49 % entre 2008 et 2019 – grâce à la baisse des taux d’intérêt et à l’allongement de la durée des crédits immobiliers. Cela après une baisse de 42 % entre 1999 et 2008. Au final, le pouvoir d’achat immobilier des Français a baissé de 13 % en vingt ans.

Immobilier : le pouvoir dachat des Français a gagné 50 % en dix ans

Le pouvoir d’achat immobilier des Français s’est effrité ces vingt dernières années. Mais, plus surprenant, il a connu une forte hausse sur la dernière décennie – y compris dans les zones ou la demande est importante et tire les prix à la hausse, comme l’Ile-de-France.

Entre 1999 et 2019, la baisse de pouvoir d’achat immobilier atteint ainsi 13 %, selon une étude des notaires dont « Les Echos » ont obtenu la primeur. Ce qui fait qu’en moyenne un ménage pouvait s’acheter un logement de 90 m2 en 2019 contre 100 m2 en 1999 (un plus-bas ayant été atteint en 2008, à 60 m2). Cette réduction, cependant, est relativement limitée quand on la compare à la hausse des prix de l’immobilier ancien sur la même période : ils ont grimpé de 70 % ! Dans le même temps, la capacité d’emprunt des ménages a augmenté de 50 %. Le revenu disponible des ménages, lui, qui peut aussi influer sur le pouvoir d’achat immobilier, a peu varié, avec des fluctuations annuelles comprises entre – 2 % et +2 %.

Les notaires distinguent en réalité plusieurs séquences durant ces vingt années. Entre 1999 et 2008, le pouvoir d’achat immobilier des Français a connu une longue phase de baisse et s’est écroulé de 42 %. Durant cette période, les prix des logements ont bondi de 89 %, quand les taux de crédit restaient relativement élevés, oscillant entre 3,7 et 5,9 %.

« Après la crise financière de 2008, il est reparti à la hausse jusqu’en 2019 [à l’exception de l’année 2011, NDLR] et a gagné 49 % », indique Peggy Montesinos, membre du bureau du Conseil supérieur du notariat chargée de la promotion de l’expertise immobilière. Cela grâce à une réduction quasi continue des taux de crédit, passés de 5 % en 2008 à 1,4 % en 2019. Alors que dans le même temps, les prix de l’immobilier alternaient hausses et baisses.

Immobilier : Paris n’est plus la « locomotive » du marché français

« C’est grâce à cette diminution des taux de crédits que les ménages peuvent aujourd’hui acheter davantage de mètres carrés. Mais la hausse du pouvoir d’achat immobilier s’explique aussi par l’augmentation de la durée d’endettement, passée de 16 à 20 ans en moyenne entre 2000 et 2008, et qui oscille, depuis, autour de 20 ans, ce qui a réduit les mensualités immobilières », nuance la notaire.

Si le pouvoir d’achat a augmenté depuis 2008 dans toutes les régions, il l’a fait « selon des amplitudes variables ». La Corse, l’Ile-de-France et l’Aquitaine présentent les gains les plus faibles, autour de 30 %. Le Languedoc-Roussillon et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) ont connu les plus fortes évolutions, à plus de 70 %. Cependant, en Paca comme en Ile-de-France, le pouvoir d’achat immobilier en 2019 était parmi les plus faibles du pays : entre 50 et 60 m2. À l’inverse, il était le plus important dans le Nord-Est (à l’exception de l’Alsace) et le Limousin : entre 150 m2 et 180 m2 pour une mensualité identique…

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Référence
www.logisneuf.com
www.capital.fr
www.lesechos.fr

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